Alioune Badara Diop, DG de l’ONAS: « 2016, Un tournant  pour le secteur de l’assainissement en milieu rural ».

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2016 sera un tournant pour l’Office national de l’assainis­sement du Sénégal (Onas) et pour le secteur de l’assainissement en milieu urbain. C’est la conviction d’Alioune Badara Diop, Directeur Général de la structure.

 

«L’assainissement constitue, a-t­ il déclaré, une des priorités du chef de l’Etat». Pour Alioune Badara Diop, l’Onas vise à échanger avec les populations sur ces projets classifiés en deux grandes familles : Dakar et les autres régions. Pour Dakar, dit-il, « il s’agit de la dépollution de la baie de Hann ». Pour ce projet, toutes les études sont terminées et il ne reste que la mise en œuvre qui sera faite en début 2016. A cela s’ajoute le projet de la réhabilitation et du triplement de la capacité de la station d’épuration de Cambérène « mais tout en délocalisant l’émissaire ».Pour ce programme, le cabinet chargé d’établir le dossier d’appel d’offres a été recruté.

Extension du réseau à Dakar

L’extension du réseau d’assainis­sement à Cambérène, aux Parcelles Assainies, à Guédiawaye, à Pikine, à la Cité Soleil et les environs figure aussi dans.ce vaste projet d’assainis­sement pour la région de Dakar. Aussi, a poursuivi le Directeur de l’Onas, « il y a un grand programme de renouvellement du réseau d’assainissement dans les anciens quartiers de Dakar». «Dans des quartiers comme la Médina, le réseau d’as­sainissement date de 70 ans. Il est devenu totalement vétuste et surdimensionné. Nous avons reçu tous les financements pour renouveler tous ces réseaux», a assuré Alioune Badara Diop selon qui « tous ces projets vont démarrer en 2016 ».

Pour l’essentiel de ces projets, a­ t-il avancé,« les appels d’offres ont été déjà lancés et nous sommes en train de procéder aux attributions». Pour les autres, précise-t-il,« nous allons lancer les appels d’offres début 2016 ».

Par ailleurs, la conviction du Directeur de I’Onas est que l’année 2016 va consacrer le déve­loppement de l’assainissement dans les régions. «Les travaux d’assainissement vont se dérouler dans toutes les capitales régionales» a affirmé Alioune Badara Diop.

Ziguinchor malgré sa taille, ne dispose d’aucun mètre linéaire d’assainissement collectif.Les travaux vont commencer. D’ailleurs, nous avons même attribué le lot relatif au réseau ;celui relatif à la station sera incessamment réglé », a précisé le Directeur de l’Onas. Pour l’assainissement de Fatick, soutient-il, l’appel d’offres est terminé, alors que pour Joal, il vient d’être lancé. De l’avis de Alioune Badara Diop, il en sera ainsi le cas pour l’assainissement de Saint-Louis, de Touba, de Tivaouane, de Louga, de Kaolack, de Tambacounda et de Matam. Il s’agit d’un grand projet d’assainissement de dix villes  lancé il y a de cela  quelques  semaines par le Premier ministre, rappelle-t-il.

Assainissement dans les régions

L’autre grande composante est, selon lui, relative au renforcement des capacités de l’Onas.

« L’Onas va acquérir des outils modernes de gestion de l’assainissement, de logiciels de gestion de patrimoine, des équipements mécaniques très performants, des logiciels de gestion de la maintenance assistée par ordinateur », a révélé Directeur Alioune Badara Diop a également rendu hommage au chef de l’Etat qui a pris une décision majeure visant à augmenter de 35 % la redevance d’assainissement. « Nous allons améliorer sensiblement les délais d’intervention de l’entretien du réseau », a-t-il promis. Pour lui, tout cela découle d’un retard de plus de 40 ans dans la réalisation des ouvrages d’assainissement à Travers le pays. « On ne peut  pas combler ces retards sans rencontrer quelques dysfonctionnements et des réclamations des usagers. Nous travaillons pour diminuer nos délais d’intervention, le volume d’écoulement des eaux usées et augmenter le taux de traitement et d’épuration. Et nous avons des indicateurs précis qui nous permettront de le faire » a­ t-il indiqué.

Sur un autre registre, le Directeur de l’Onas a déploré le vol des plaques d’égout en fonte qui coûte une fortune énorme à la structure. « Ce sont des centaines de millions qu’on investit par an pour l’achat des plaques d’égout en fonte et dont la majorité est volée dès le lendemain. Nous n’avons pas de sentiment vis-à-vis des coupables », a déploré M. Diop qui plaide pour le durcissement de la peine à l’endroit des voleurs de plaques.

Sa conviction est que ce phénomène doit être  également pris en charge par les populations d’autant plus que l’ONAS a un numéro  orange.

 

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