Contrôle des produits importés au Sénégal : L’Autorité Nationale de la Biosécurité freinée par la loi actuelle.

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Pour faire un contrôle permanent sur les produits qui rentrent au Sénégal l’Autorité Nationale de la Biosécurité devra attendre la révision de la loi selon son directeur exécutif Ousseynou Kassé qui était à l’UGB pour les besoins d’une journée d’animations scientifiques sur les Biotechniques modernes et la Biosécurité, première étape d’une tournée nationale.  « Il faut dire que la loi actuelle au Sénégal n’a pas intégré quelques dimensions notamment le processus ou le protocole additionnel  de Kuala Lumpur qui a intervenu un an après le vote de la loi au Sénégal. Il y  a aussi le fait qu’au niveau de l’UEMOA, avant qu’une réglementation le Sénégal doive faire l’arrimage de la loi. Il y  a tous ces aspects que nous ne pouvons pas bouger tant que nous n’avons pas modifié la loi et il n’y avait pas de décret d’application et c’est ce que nous sommes entrain de faire, nous sommes en procédure de révision de la loi » a-t-il expliqué.

En effet l’Autorité Nationale de la Biosécurité a entamé par l’UGB une série  d’ateliers pour la participation et la sensibilisation du public. « Nous pensons que l’université est un choix particulier. Nous avons commencé par l’UGB et nous allons faire le tour de ces universités et des autres localités pour échanger avec les populations sur les questions d’avenir qui tournent autour de la biosécurité qui interpellent des pays comme le nôtre pour lesquelles il y a une harmonisation internationale. Nous voulons que l’information soit disponible car dans ce que nous faisons il y a une grande part réservée à la participation du public pour une prise de décision » a expliqué le directeur exécutif.

Et le Pr Mateugue Diack de préciser que l’espoir d’atteindre l’autosuffisance est réel même si 2017 est proche car l’Etat est entrain de faire d’énormes efforts pour atteindre cet objectif. La Biosécurité qui se trouve dans les Biotechnologies , est une étape sûre pour atteindre cette autosuffisance à l’en croire , par l’utilisation de données scientifiques permettant de multiplier les rendements. « Ceux sont de micro organismes que nous utilisons mais il y a ce côté maîtrise qu’il faut gérer, adopter , développer  pour un objectif bien déterminé » pense t-il. En effet c’est là où se trouve le défi. Pour le Pr Mateugue Diack il faut une connaissance pour une meilleure exploitation. Face à l’urgence de surveiller les produits importés , il souligne que le cadre juridique est là , il faut toutefois une harmonisation dans la sous région. « Ces produits circulent, je pense qu’il faut aller vers une harmonisation de l’application » a-t-il soutenu. Et l’enseignant du département Agriculture de l’UGB de saluer la mise en place de l’Autorité Nationale de la Biosécurité au Sénégal pour gérer cette question de sécurité avec les produits importés.

Ndaractu.

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