Des animateurs radios communautaires de Matam , Tamba , Louga et Saint-Louis formés et sensibilisés sur la santé de la reproduction.

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Il se tient à Saint-Louis depuis ce Mardi matin et ceci pour trois jours un atelier  de formation en genre au profit des animateurs radios communautaires des régions de Matam , Tambacounda, Louga et Saint-Louis. En synergie avec le ministère de la santé et de l’action sociale , à travers la Direction de la santé de la reproduction et de la survie de l’enfant , la DEEG a contribué au renforcement de capacités des prestataires de santé  , des acteurs communautaires des régions  d’intervention de l’UNFPA en santé de la reproduction et planification familiale. Afin d’impliquer  le maximum d’acteurs dans la promotion de la santé  de la reproduction des hommes et des femmes  , mais aussi des garçons  et des filles , la DEEG  a élargi le partenariat au Réseau International des Femmes de radios communautaires , espaces d’animation , d’information et de sensibilisation très sensibles aux populations avec qui elles interagissent.

C’est dans ce cadre que s’inscrit cette rencontre de Saint-Louis qui a pour objectif d’outiller les animateurs de radios communautaires des régions de Matam, Tamba , Louga et Saint-Louis  en genre –santé de la reproduction- planification familiale afin qu’ils soient aptes à élaborer et animer des programmes de sensibilisation.

Pour Madame Diakité née Nafissatou Ndiaye directrice  adjointe de la direction  de l’équité et de l’égalité du genre du ministère de la femme , de la famille et de l’enfance « ces radios sont des relais qui atteignent les populations dans les coins les plus reculés du pays et en tant qu’outil de communication nous avons jugé nécessaire de les capaciter afin qu’elles puissent porter vers celles-ci les questions liées à la santé de reproduction ». «  Nous avons vu qu’il y a beaucoup de pesanteurs socio-culturelles liées dés fois à une interprétation pas adéquate de la religion, à une non implication des hommes » a-t-elle relevé.

Et pour Ousseynou Anne chef du service de développement communautaire de Saint-Louis la situation en matière de santé de la reproduction est un peu délicate dans ces régions ciblées et ceci comme dans tout le Sénégal. « Les indicateurs ne sont pas au niveau voulu. Et à notre niveau nous allons axer notre action au niveau de la sensibilisation c’est la raison pour laquelle nous avons copté des radios de proximité pour atteindre les communautés en leur donnant des arguments » dira t-il.

De sa part , Betty Kanté Mbow  Présidente du Réseau International des Femmes affilié à l’Union des Radios Communautaires ,  a apprécié à juste titre cette rencontre avant de souligner qu’à la suite d’une tournée dans ces régions ciblées , il existe des disparités sur la question de la santé de la reproduction. « Avec cet atelier on comblera un gap , un déficit et nous espérons que d’autre formations auront lieu en collaboration avec la tutelle » a-t-elle souligné .

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