Dr Abdoulaye Ndoye tête de liste départementale Manko Takhawou Sénégal à Saint-Louis : « Le Benno a triomphé sans gloire ».

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A Saint-Louis Manko Takhawou Sénégal a obtenu 9317 voix occupant la 3e place derrière Manko et Wattu. Un résultat apprécié positivement par la tête de liste départementale Dr Abdoulaye Ndoye par ailleurs responsable local de REWMI. En tirant le bilan des élections à Saint- Louis Dr Ndoye a réclamé le retirement des élections du ministère de l’intérieur avant de dénoncer les achats de conscience dans la ville tricentenaire soulignant que la coalition Benno a triomphé sans gloire.

 

Quel bilan tirez-vous des législatives ?

Nous avons fait notre campagne en toute honnêteté en attirant l’attention des électeurs sur l’importance de ces élections et les enjeux stratégiques au niveau du parlement dans un contexte de découverte de nouvelles ressources que sont le pétrole, le gaz et le zircon et d’autre métaux précieux et qui peuvent assurer le développement du pays si leur prise en charge est correcte. De mon point de vue le parlement doit jouer un rôle majeur dans le contrôle de l’action gouvernementale avec la vérification des comptes, des contrats et l’encadrement des lois qui engagent notre destin pendant plusieurs décennies. Peut-être n’avons pas été entendu ou compris ? En tout état de cause nous respectons le verdict des urnes et le choix des sénégalais et notamment celui des saintlouisiens.

Quelle analyse faites-vous de votre score obtenu dans le département de Saint-Louis ?

Pour ce qui concerne le département de Saint-Louis, notre coalition est arrivée 3e derrière Benno  Wattu Sénégal. Nous félicitons et remercions les 9317 électeurs qui ont voté pour nous. C’est l’occasion pour moi de remercier les populations de Ndiébéne Gandiole qui ont permis à notre coalition de gagner les 4 bureaux de vote de ce centre et de même que celles de Ndiébéne Toubé qui ont fait la même prouesse. Nous encourageons les populations de Mpal et de Gandon qui ont fait des scores honorables en arrivant 2e dans les principaux centres. Pour l’analyse nous savons tous que le processus électoral depuis le début é été vicieux d’irrégularités que nous avions eu à souligner. Sur plus de 150 000 électeurs inscrits à Saint-Louis, à peine 90 000 ont pu voter. Les 60 000 qui sont potentiellement de l’opposition ont été soit, privés de cartes d’électeurs délibérément ou tout simplement retirés des listes électorales. A vaincre sans péril, le Benno triomphe sans gloire.  Mais il en sera toujours ainsi tant que l’organisation des élections restera entre les mains d’un ministre de l’intérieur partisan.  Nous réitérons pour la fiabilité été la sincérité du scrutin la mise en place d’une structure indépendante comme l’ONEL qui sera chargée de tout. Et ceci permettra à l’administration notamment les préfets et sous-préfets d’avoir les mains libres et moins liées. Mais aussi il ne faut occulter la responsabilité de l’opposition qui doit tirer toutes les leçons sur son incapacité à s’unir pour des raisons subjectives   ou bien des calculs d’épicier ou de carrière reléguant au second plan la souffrance des populations. Il y a aussi que l’argent de la corruption a aussi joué un rôle fondamental vu au su de tout le monde. L’argent du contribuable notamment la caisse noire de la présidence a pesé sur la balance. Il doit être utilisé autrement et réglementé comme dans les grandes démocraties.

L’unité de l’opposition est une nécessité ?

L’unité de l’opposition est devenue une nécessité. On avait frôlé cette unité là parce que les discussions dans le cadre de Manko Wattu Sénégal étaient très avancées dans les régions comme celles de Saint-Louis. Ici nous avions travaillé ensemble mais malheureusement c’est au niveau central notamment les leaders qu’il y a eu le clash   pour des raisons des têtes de liste ou de préséance. Je pense que maintenant tout le monde s’est rendu compte que les enjeux étaient beaucoup plus importants que ces questions à pleurs de pots. Le Rewmi pense qu’l faut de la générosité et l’esprit de sacrifice pour s’en sortir et c’est cette raison que vous n’avez pas vu Idrissa Seck se chamailler pour ces questions. Nous demandons à l’opposition en la perspective de 2019 de s’unir plus que jamais. Si on ne peut pas le faire au premier qu’on le fasse pour le second en écrivant une sorte de modus vivendi.

Ndaractu.net

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