Exportation du riz local : une possibilité d’ici quelques années selon AFRICA RICE

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‘’C’est une urgence et une nécessité absolue pour les pays africains d’envisager d’exporter du riz dans quelques années vers d’autres pays’’ cette déclaration est du .directeur de la station régionale du Sahel d’Africa Rice. Le Dr Kabirou Ndiaye comme son collègue le directeur régional du développement rural (Drdr), Sada Ly sont formels : cela est bien possible car toutes les conditions de réussite sont réunies pour atteindre cet objectif .Une vision qui a motivée l’organisation d’un atelier international de formation des formateurs sur la gestion intégrée de la riziculture en Afrique, au centre de formation d’Africa Rice à Ngallèle.
Au cours de la cérémonie d’ouverture, le Dr Kabirou Ndiaye a souligné qu’il est temps que les pays africains exploitent les énormes potentialités hydro agricoles dont ils disposent pour pouvoir exporter dans quelques années du riz vers les pays asiatiques. Toutefois a-t-il ajouté cela devra nécessairement passer par une bonne mise en valeur des terres cultivables , une utilisation à bon escient les ressources en eau, des ressources humaines et autres facteurs de production dont disposent ces pays africains. Cette réussite devra également s’appuyer sur mise de l’accent sur la ;recherche-développement, l’organisation régulière de sessions ou d’ateliers de renforcement de capacité au profit des ingénieurs agronomes, des techniciens supérieurs en production rizicole, des conseillers agricoles, etc. Une fois ces conditions réunies, a-t-il précisé, ces pays africains pourraient non seulement exporter du riz mais, ils seraient en mesure de créer des milliers d’emplois agricoles. Le directeur de la station régionale du Sahel d’Africa Rice, est revenu sur cette formation des formateurs qui a regroupé à Ngallèle pendant trois semaines une trentaine d’ingénieurs agronomes, de conseillers agricoles, d’assistants et d’agents de recherche ,venus du Bénin, de la Côte d’Ivoire, de Madagascar, du Niger, du Mali, du Burkina Faso, de la Mauritanie, est en phase avec le Pse, le Pracas et le programme national d’autosuffisance en riz et autres projets de développement agricole de grande envergure initiés par le président Macky Sall.A ce propos, il a réaffirmé l’engagement indéfectible d’Africa Rice à contribuer efficacement à la mise en œuvre de l’ensemble de ces projets sénégalais, à travers la mise en place de semences de riz de très bonne qualité et l’organisation de sessions de formation sur la gestion intégrée de la riziculture.Abondant dans le même sens, le directeur régional du développement
rural, Sada Ly, a souligné que le riz constitue une denrée stratégique et
pourrait être exporté dans quelques années par les pays africains qui, du fait
des changements climatiques, seront obligés de “renverser la vapeur” en fournissant leur tour du riz aux pays asiatiques. Mamadou Sall de l’Isra et Abdou Mbodj de la Saed, ont aussi magnifié à leur tour l’étroite collaboration entre la Saed, l’Isra, la Drdr et Africa Rice dans le cadre de la recherche agricole,. Quant aux participants, encadrés par le Dr Karim Traoré et l’assistant de recherches Mansour Diop, ils ont eu l’occasion d’étudier la morphologie, les différentes phases de la croissance du riz et du développement végétatif de la plante. Mais aussi sur les itinéraires techniques, les travaux de préparation et de fertilisation du sol, les différentes techniques de lutte contre la salinité, de semis, d’implantation de la culture, les travaux d’entretien de traitement et de protection phytosanitaire de la plante.
Au terme de cette rencontre, M. Traoré marqué par des debats pertinents pour un plaidoyer du riz local , M. Traoré s’est rejoui de la bonne tenue des participants avant de souligner que le premier intrant agricole demeure la semence car, « avec une très bonne semence, les producteurs pourront, à coup sûr, enregistrer à l’issue de la campagne agricole, de très bons rendements ».

Babacar Niang

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