Korka DEMBELE DIALLO tue à coups de gourdin sa belle mère et prend 20 ans de travaux forces.

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La cour d’assises de Saint-Louis s’est penchée durant des  heures sur une affaire d’assassinat et de tentative d’assassinat qui a été disqualifié en meurtre et tentative de meurtre . Au délibéré, elle a condamné Korka Dembel Diallo 0 20 ans de travaux forcés avec comme dommages et intérêts  la somme 10 millions de nos francs   . A la barre l’accusé a nié les faits qui lui sont reprochés. En effet le 16 Mars 2012, les gendarmes de la commune d’Ourossogui dans la région de Matam sont informés  d’une agression sauvage sur les dames Marie Soumaré et Ramata Sy alors qu’elles étaient dans les mains de Morphée et que ces dernières se trouvaient à l’hôpital  de ladite ville. Une fois à la structure sanitaire, ils apprennent que la première citée est décédée et la seconde gravement blessée, était sous anesthésie  au bloc opératoire. Les victimes proviennent de Sinthiou Bamambé , bled où a eu lieu le drame. Le transport des gendarmes dans ce patelin a permis aux hommes en bleu d’appréhender  le nommé Korka Dembel Diallo désigné comme le principal autour de ce drame. Devant les enquêteurs il  souligne s’être rendu à la maison de son épouse pour la convaincre à retourner à la demeure conjugale en menaçant de la tuer  de même que sa belle-mère. Et selon l’enquête c’est à l’aube qu’il s’est rendu encore chez sa femme Oumou Sy, mais il confond  son épouse avec Marie Soumaré et il l’a tabassé violemment au gourdin. Interrogé, l’inculpé  contestait avec mordicus les faits au poste de la gendarmerie comme au cabinet du juge d’instruction expliquant n’avoir menacé personne encore moins frappé la victime. L’examen médical révèle que la victime a succombé de ses blessures profondes dont une ouverture frontale au niveau de l’œil droit. Et le  témoin Bocar Samba Ly dit l’avoir reconnu lorsqu’il prenait la fuite après son acte. A la barre, l’accusé a encore nié les faits. Vêtu d’un boubou marron il révèle à la cour avoir eu des démêlés avec son épouse, causées par une affaire d’argent qu’elle lui avait prêté pour qu’il aille se soigner. A la suite de cela, celle-ci est allée à leur domicile familial. « Je suis allé lui demander de retourner à la maison conjugale mais rien d’autre ne s’était produit entre nous » se défend-t-il. Me Cheikh Tidiane Diouf qui défendait les intérêts de la partie civile a souligné la cruauté de l’accusé. Selon lui, il résulte dans les débats que l’accusé a attendu devant la boutique pour rentrer très tard dans la maison et exécuter son plan qu’il avait mûri. « C’est une préméditation, pire c’est dans le noir qu’il s’est introduit dans la chambre pour tuer la dame. La violence est inouïe et inexplicable. De manière lâche il a attaqué des innocents que sont des femmes. Et le mal dans cette affaire est qu’il s’emmure dans les dénégations » dit l’avocat. Me Cheikh Tidiane Diouf a demandé à la cour de le déclarer coupable et de lui faire appliquer la peine qui y sied en se référant au réquisitoire de l’avocat général. Ce dernier, à la suite de la lecture des faits, a requis la perpétuité. Citant les articles, 280 , 281 et 287, le représentant du ministère public souligne que la thèse de l’assassinat est attestée, renforcée par l’esprit prémédité  de l’accusé. « Il a été vu escalader le mur par le frère de son épouse et cette dernière dans une aisance est revenu, ici à la barre,  sur les péripéties du crime en affirmant que son époux est l’auteur de l’assassinat » a-t-il expliqué à la cour.  Dès lors la mission semble être pénible pour l’avocat à la défense Me Ababacar Sédikh Nam a tenté de démontrer à la cour qu’il n y a pas de preuves pour asseoir l’assassinat. « Il y a eu que des doutes dans ce dossier et du coup je plaide le doute » a-t-il conclu. Au délibéré, la cour l’a condamné à 20 ans travaux forcés pour meurtre et tentative de meurtre en requalifiant les faits .

Ndaractunet.com

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