Menaces graves sur la récolte du riz : LOCAFRIQUE saisit les moissonneuses-batteuses et les tracteurs des producteurs de la vallée.

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Au moment où les producteurs privés de la vallée s’apprêtent pour récolter le riz, LOCAFRIQUE a commis un huissier pour saisir les tracteurs et moissonneuses-batteuses de ces riziculteurs qui n’arrivent pas à solder leurs dettes. Ces derniers avaient contractualisé avec LOCAFRIQUE, société de crédit-bail, pour s’équiper en matériel de travail du sol et de récolte battage. Ainsi les producteurs privés de la vallée ont acquis 17 tracteurs avec leur offset et 19 moissonneuses-batteuses. Ce matériel a été acheté en toutes taxes comprises pour un montant en capital de 765 millions de nos francs pour les tracteurs et 1milliard 747 millions pour les moissonneuses –batteuses. Le délai de paiement arrivé à terme, ces producteurs sont dans l’incapacité de payer à LOCAFRIQUE les montants dus. Voulant rentrer dans leurs fonds LOCAFRIQUE a saisi un huissier qui a saisi le matériel pour le parquer à Richard-Toll au grand dam des producteurs qui savent plus quoi faire. Face à la situation ils ont fait face à la presse pour interpeller le chef de l’Etat, le ministre de l’agriculture et de l’équipement rural, le gouverneur de Saint- Louis, le DRDR de Saint- Louis et le DG de la SAED pour une issue heureuse. « Nous risquons de ne pas récolter le riz et cela constitue un danger manifeste pour atteindre l’autosuffisance en riz dans la vallée » a dit Cheikh Diaw de l’Union des Producteurs Privés de la Vallée. Il a été réconforté dans ses propos par le Président de ladite union Daouda Gaye qui a eu du mal à ressortir les mots de sa bouche. « C’est tant d’efforts qui risquent d’être inutiles car nous n’allons pas récolter » a-t-il souligné. Pire l’hivernage arrive à grands pas. Ayant constaté que le chef de l’Etat a initié un important programme d’équipement des agriculteurs en mettant à leur disposition des tracteurs, des moissonneuses –batteuses et divers équipements subventionnés à hauteur de 60% pour promouvoir la production rizicole et assurer la sécurité alimentaire, ces producteurs privés ont pu engager un contrat avec LOCAFRIQUE espérant un appui de l’Etat. Mais en vain. « Aujourd’hui, avec le coût d’acquisition très élevé, nous sommes confrontés à un problème d’échéance avec LOCAFRIQUE et ce dernier a commis contre nous un huissier » a soutenu Daouda Gaye.

Et du coup ces producteurs privés de la vallée sollicitent auprès du chef de l’Etat un élargissement de la subvention de 60 % « qu’il a bien voulu accorder sur le matériel agricole acquis dans le cadre du Programme National d’Autosuffisance en Riz » dira Cheikh Diaw. Selon lui c’est de cette manière seulement que les producteurs privés bénéficieront de cette gracieuse attention et surtout de continuer à contribuer efficacement à l’atteinte des objectifs de production de la vallée du fleuve Sénégal dont les 60% sont attendus d’eux. « La situation est tellement critique que tous nos espoirs se reposent sur le gouvernement et plus particulièrement sur le chef de l’Etat Macky Sall » a expliqué Cheikh Diaw. Pour ces producteurs la situation est grave. Plus d’une trentaine de riziculteurs sont dans l’expectative. « Qu’allons-nous faire » ? Telle est la question que ne cesse de poser ces paysans de la vallée.

Ndaractu.net

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