Wax sa xalaat: ENVOI DE 21OO SOLDATS SÉNÉGALAIS AU YÉMEN

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Je suis Charlie…………….je suis l’Arabie
ousmane syL’envoi de Diambars en Arabie Saoudite est une décision très controversée  si on prête attention aux commentaires que les citoyens sénégalais en font.  La complexité  de cette décision trouve ces racines dans la nature même du conflit qui justifie cet envoi de soldats dans cette zone du monde. Le moyen orient est une zone géopolitiquement et géostratégiquemnt complexe. La question israélo-palestinienne occulte un autre problème plusieurs fois séculaires. La question arabo-persique est aussi vielle que le monde. D’ailleurs, elle a, pendant des décennies, été bien agitée par les puissances occidentales dans leur stratégie d’isolement de l’Iran sur l’échiquier régional voire international. Ce qui, a définitivement installé la suspicion entre le grand Iran et les nations arabes en générale et la grande Arabie Saoudite en particulier.
Au-delà de cette question historique aux goûts tribaux, s’ajoute la question religieuse. En effet, l’Arabie Saoudite et ses alliés sont majoritairement sunnites tandis que le voisin Iranien est chiite. Voilà une deuxième source de discorde qui enveniment les relations inter religieuses dans cette partie si vénérée du globe.
L’Iran, isolé depuis sa révolution de 1979 a réintégré le concert des grandes nations grâce aux pourparlers avec le groupe des 5+1 sur son programme nucléaire controversé. Cette nouvelle inquiète  et met invraisemblablement saoudien et israélien dans la même mouvance. C’est cette  inquiétude  qui justifie l’invitation des pays arabes à Camps David par B Obama. Les ennemis d’hier pourraient –ils devenir les amis d’aujourd’hui  ?
Ce sera sous l’angle de ces deux constats que l’on pourrait comprendre ce qui, aujourd’hui, se passe au Yémen. La guerre qui y sème misère et désolation parmi les populations n’oppose pas deux nations. C’est plutôt une coalition à la solde de l’Arabie Saoudite qui, selon Riyad, entend restaurer le président déchu par les rebelles Houthis.  A hue et à dia, on soutient que l’Iran pourvoie ces rebelles. L’Arabie se doit alors de freiner l’influence iranienne dans la région sachant que les chiites irakiens font déjà l’affaire de Téhéran. Le président Saleh fut pourtant destitué avant celui-ci mais nul n’a songé à le restaurer dans ses droits. A chacun ses raisons.
Il est souvent fréquent en politique de trouver des moutons de Panurge pour légitimer une illégalité. Rien qu’avec le Sénégal à ses cotés, la coalition dite « arabe » , changera de couleur. Le Sénégal, ne veut-il pas, par là, raffermir les cœurs des pétrodollars que son soutien  à Charlie aurait meurtris ?
Les raisons avancées çà et là par nos décideurs sont toutes ou quelques partiales, partielles, sélectives et parfois hasardeuses :
Protéger les frontières des pays envahisseur  résonne mal dans le tympan d’une oreille attentive.
Se vêtir de la bannière islamique secoue la quintessence de notre Etat laïque.
Justifier cette décision par le fait que  le Sénégal compte environ 90% de musulmans frise le ridicule. Pour rappel, lorsque les journalistes de Charlie Hebdo furent tués pour avoir, d’une façon ou d’une autre, dénudé le prophète, en résumant sa vie à la bestialité et à la sexualité (nous manquons de houris ), le GRAND Sénégal s’est déplacé pour manifester sa tristesse et sa désolation. Il est bizarre d avaler que le prophète soit dénudé et soutenir qu’il est un devoir de protéger son temple. Ils ne méritaient  peut être pas la mort car ils étaient des incultes, misérables, provocateurs, intellectuellement nains et prêcheurs de la stigmatisation qui étaient à ignorer. Pour autant, leur disparition ne devrait susciter aucune compassion car la grandeur posthume naît de la portée des posés avant la mort.
Seulement, le  Sénégal  veut gouter à toutes les sauces avec une intelligence « boukyesque ».
Dans le système islamique, nous avons les croyants et  les mécréants. Entre ces deux extrémités se trouvent les «….. mouzab zabiin…la ilaa haa oulaa i  wa la ilaa haa oulaa i….. »  Saint Coran :les femmes(ni dans l’une, ni dans l’autre mais tanguant entre les deux.
Ousmane Sy   un apprenti -ecrivain

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